L’ergonomie, premier outil pour diminuer la pénibilité

L’ergonomie, premier outil pour diminuer la pénibilité

Risques professionnels –
S’adresser à un ergonome permet de prendre du recul sur les méthodes utilisées dans certains métiers. Et d’améliorer ainsi les conditions de travail des salariés.

Consulter un ergonome permet à une entreprise de diminuer la pénibilité du travail en portant un regard extérieur sur les méthodes employées par ses salariés.

« L’élément majeur de l’ergonomie, c’est la logistique, explique Jean-Michel Bachelot, ingénieur-conseil à la Carsat (1) des Pays de la Loire. L’entreprise peut faire appel à un ergonome pour optimiser l’organisation du travail. »

Une logique qui conduit souvent à l’acquisition d’engins de levage afin de limiter les manutentions manuelles, première source de troubles musculosquelettiques (TMS) dans le secteur de la construction.
L’ergonome peut également entrer dans le détail, au niveau du poste d’un seul salarié. « Nous nous basons sur les tâches journalières de l’employé, explique Jean-François Bergamini, de l’Organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP). Puis nous cherchons à établir des mesures de correction. » Cela fait plusieurs années que la société Volutique (aménagement intérieur, 130 salariés) s’est concentrée sur l’amélioration des conditions de travail de ses salariés.

« Nous avons entamé une démarche de progrès avec l’OPPBTP et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, explique Olivier Riom, son P-DG. Nos équipes ont suivi les formations gestes et postures, et un ergonome a filmé et analysé notre travail quotidien sur chantier durant trois mois. »

Des avancées concrètes en ont découlé. « Nous avons, par exemple, demandé à nos fournisseurs de prédécouper des plaques à la mesure du chantier pour ne pas avoir à le faire sur place. Cela limite les manutentions manuelles »,
explique Olivier Riom, conscient de la difficulté que l’on peut rencontrer à progresser en prévention par temps de crise.
« Nous sommes vite réabsorbés par la concurrence et le turnover des salariés, estime-t-il. C’est pourquoi il faut sans cesse se remobiliser. »

Des ergonomes attentifs au rythme de travail

Mais l’ergonomie ne se limite pas aux problématiques matérielles. « Nous avons observé que risques psychosociaux et troubles musculosquelettiques progressent souvent ensemble, illustre Jean-Michel Bachelot. On trouve ainsi chez des cadres du chantier des problèmes de lombalgie ou de cervicalgie, alors qu’ils ne portent rien. Mais le stress peut provoquer une inflammation des tendons, menant à de possibles TMS. » Dans ce cas-là, l’ergonome vérifiera qu’il y a bien adéquation entre les capacités de chacun des salariés, les délais et les tâches que l’on attend d’eux.

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